Résumé
Face aux multiples crises provoquées par la "géographie de la domination" propre au capitalisme, la marche peut parfois être perçue comme une réponse évidente, qui était là, à notre portée, depuis toujours. Pourtant un simple éloge du déplacement pédestre ne peut suffire. Une autre histoire de la marche se doit de mettre en lumière les pratiques subversives du corps en mouvement, mais aussi les moments où l'on risque de cheminer en suivant les balises de l'ordre social. Si marcher est l'une des manières d'habiter poétiquement le monde, c'est aussi un fait social qui doit sans cesse être extirpé des cadres normatifs qui veulent nous faire marcher au pas.