Résumé
Dans Le Nouveau corps fasciste, Dagmar Herzog, spécialiste des sexualités sous le fascisme, relie son analyse des énergies libidinales du fascisme à sa haine des corps perçus comme imparfaits croisant études des sexualités et du validisme. Se penchant sur les succès actuels de l'extrême-droite allemande, l'historienne montre que ce succès se caractérise par une érotisation fasciste des corps produisant conjointement un "racisme sexy" et une hostilité au handicap, deux traits qui résonnent avec le nazisme. Elle en repère notamment les signes dans les débats actuels sur le niveau scolaire, l'euthanasie ou sur les manières dont les migrations sont présentées comme menaces sexuelles.