Résumé
Dans ce texte majeur, à la croisée de la théorie culturelle et de la philosophie des affects, l'universitaire américaine Lauren Berlant, citée par Sarah Ahmed, développe dans une écriture à la fois sensible et théorique, le concept "d'optimisme cruel" pour définir nos attachements à des désirs quotidiens du capitalisme tardif, qui entravent pourtant notre épanouissement. Ce qui peut promettre une vie meilleure, qu'elle soit personnelle ou collective, peut ainsi devenir une impasse, voire un obstacle à nos libérations communes. Cruel optimisme déploie une pensée à partir de nos émotions politiques, de nos joies rêvées, de la perte et fragilité de nos engagements au sein de nos désirs post-capitalistes contemporains.