Résumé
Ce livre part d’un constat : les solutions électoralistes et réformistes de la "gauche" sont incapables d'assumer la tâche urgente d'éradiquer les deux racines de l'exploitation et de la domination que sont l'État et le Capital. Remettre en chantier l'idée destituante semble dès lors incontournable pour penser une rupture révolutionnaire qui vise à abolir le pouvoir et non à le perpétuer. Reste la question stratégique : puisant dans l'héritage de l'anarcho-nihilisme, l'ouvrage montre que face à l'emprise de la forme-marchandise – lorsque toute créativité constituante reconduit l'oppression –, la politique de la destitution ne peut être qu'une politique insurrectionnelle de la table rase.