Résumé
L'histoire nous enseigne que l'extrême droite française naît au cœur de la littérature. Ce sont des écrivains qui, les premiers, écrivent la haine de l'étranger, le nationalisme fanatique, la détestation des Lumières et de la démocratie. Ce fut hier Bonald, Barrès ou Maurras. Ce sont aujourd'hui Houellebecq, Tesson ou Camus qui inventent, depuis la littérature, une contre-histoire politique et sociale, mais aussi une contre-révolution sentimentale. Ils participent au grand reconditionnement affectif qui prépare la conquête du pouvoir et le délabrement de la parole et des affects démocratiques. Et si les fascistes avaient décidé de se faire passer pour de grands romantiques ?