ISBN : 9791090507098
92 p. - 18 x 24 cm - 500 g
Collection À l'ombre du maguey
Traduction : Mathias de Breyne
20,00€
CMDE

La racine de l'Ombú

ISBN : 9791090507098
92 p. - 18 x 24 cm - 500 g
Collection À l'ombre du maguey
Traduction : Mathias de Breyne
20,00€
CMDE
CORTAZÁR Julio , CEDRÓN Alberto
Disponibilité : Disponible
Date de sortie : 08/11/2013

 

La racine de l’Ombú est une œuvre atypique, par sa forme et son histoire. A la croisée entre la BD et le roman graphique, avec des planches originales du peintre argentin Alberto Cedrón que le scénario de Julio Cortázar met en lumière, l’œuvre brouille les frontières génériques et interroge le rapport entre destin personnel et histoire d’un pays marqué par les dictatures, l’exil et les différentes formes de résistance.

L’histoire du livre témoigne de ces nombreuses convulsions : d’abord censuré par la Junte militaire à la fin des années 1970, puis édité à la va-vite au Venezuela contre la volonté du peintre, il renaît finalement de ses cendres, vingt ans après la mort de Cortázar, en 2004, sous l’impulsion d’un passionné qui réédite l’œuvre après reconstitution des images. C’est l’écrivain et traducteur Mathias de Breyne qui se verra ensuite confier, par la veuve d’Alberto Cedrón, le soin de traduire et de publier l’œuvre en France.

Plusieurs grandes maisons d’édition françaises, contactées par Mathias de Breyne, se sont intéressées au projet puis s’en sont détournées. Outre la beauté esthétique et originale des dessins de Cedrón, l’œuvre s’inscrit pleinement dans la ligne éditoriale que défend le CMDE: l’intérêt pour l’histoire de l’Amérique latine, à laquelle nous consacrons une collection (A l’ombre du maguey), et la recherche constante entre récit et formes illustratives originales, notamment au sein de la collection Dans le ventre de la baleine.

Si l’édition de l’œuvre en langue originale présente le livre sous forme de BD, nous lui préférons, pour l’édition française, une approche plus contemporaine, celle d’un roman graphique qui mettra en valeur à la fois la beauté picturale de certaines planches, présentées comme des tableaux, sur double-page, et la force du récit de Cortázar qui semble trouver en Cedrón cette ‘matière’ qu’il affectionne tant : la zone frontière, incarnée dans le livre par l’Ombú, qui, de manière à peine perceptible, nous fait glisser subtilement vers un autre réel, « secret et moins transmissible » comme disait l’auteur pour évoquer cette déchirure entre les différents niveaux de réalité dont son œuvre est empreinte.

Amérique latine Art, Contre-culture Livre illustré, Beaux livres

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