ISBN : 9782915099775
72 p. - 11 x 17 cm - 70 g
Collection Borderline
7,00€
le murmure

Invasion Zombie

ISBN : 9782915099775
72 p. - 11 x 17 cm - 70 g
Collection Borderline
7,00€
le murmure
DOMINGUEZ LEIVA Antonio
Disponibilité : Disponible
Date de sortie : 07/06/2013

 

Il est peu d’images aussi marquantes, dans le cadre de l’esthétique contemporaine de l´extrême, que la surenchère transmédiatique et véritablement planétaire des morts vivants. Après une décennie (1985-1995) qui avait connue la « fin du zombie » dans le média qui lui avait jusque-là été le plus propice — le cinéma—, la créature, fidèle à elle-même, renaît de plus belle au tournant du nouveau millénaire, envahissant les plus divers recoins de l’iconosphère globale.

Aux lendemains du traumatisme du 11 septembre 2001 et à l’ombre de la pandémie du SRAS, une véritable « zombie-manie » s´est déclarée, allant des jeux vidéos déjà mythiques tels que Resident Evil jusqu´à la zombification des grands écrans (la Zombie Movie Database (ZMDB) dénombre plus d’une centaine de films entre 2002 et 2012) ou l´émergence,  dans le sillage du Zombie Survival Guide de M. Brooks (2003), d´une curieuse «littérature zombie» et d´une déferlante de comic books zombies sans précédents qui, par l´intermédiaire de la colossale saga de R. Kirkman The Walking Dead (2003-) contamine le grand média postmoderne, la télévision. Enfin on assiste aussi à une pléthore d’études critiques sur cette figure jusque-là relativement dédaignée par l’institution universitaire.

Face à une telle invasion, et en syntonie avec la prolifération de « zombie studies», le temps est venu de s’attaquer de front aux morts-vivants, et de rendre compte des des mythèmes et des motifs essentiels qui configurent leur esthétique. Somme en devenir, la poétique du zombie synthétise quantité d´angoisses contemporaines, telles que la ville en ruines et l’anomie sociale, en proie aux dérèglements de l’« homme-masse » associé au topos fin-de-siècle des « nouveaux barbares » et la régression à la sauvagerie ; la pandémie et le motif de la rage associée au cannibalisme des morts ; le triomphe de l’iconographie du cadavre galvanisé ; la surenchère dans le détail gore, à la lisière de l’humour ; la paranoïa envers les appareils idéologiques d’État et notamment les pouvoirs médicaux et militaires ; le sous-texte religieux d’un Jugement dernier sans rédemption ; enfin, la politique du mauvais goût qui fait des zombies les emblèmes d’une anti-esthétique contre-culturelle. Ce sont ces mythèmes et ces motifs que nous allons tenter d’analyser dans ce petit ouvrage, défense et illustration de notre zombietude.

Art, Contre-culture Cinéma

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